Rétablir une vraie culture du service public

Je crois au service public. Je crois que servir l’État, l’hôpital public ou les collectivités n’est pas une activité comme une autre.
Rétablir une vraie culture du service public programme de Manuel Valls

Pourquoi ?

Je ne suis pas fonctionnaire. Je n’ai pas fait ces grandes écoles qu’il est de bon ton, surtout quand on en est le pur produit, de critiquer. Mais je sais ce que les serviteurs de l’État apportent à la France. Je crois au service public. Je crois que servir l’État, l’hôpital public ou les collectivités n’est pas une activité comme une autre. Je sais à quel point, souvent sans bruit, la fonction publique, son organisation, sa manière de rendre les services se transforment. Nous avons franchi des premières étapes indispensables mais nous n’avons pas encore saisi toutes les opportunités qu’offre le numérique, notamment en matière de service aux usagers, sur tout le territoire. Je sais que la fonction publique peut et doit évoluer. Elle y est prête, mais elle a besoin de reconnaissance, de respect et de moyens adaptés.

Des évolutions, il en faut aussi pour reconnaître plus et mieux l’engagement et la valeur de chacun des agents. Tout le monde ne met pas autant de passion, d’énergie, d’engagement dans sa mission. On ne peut pas accepter que tout ceci ne compte pas, ou si peu, dans l’évaluation et les primes des agents.  Une fonction publique respectée suppose une fonction publique exemplaire. Un certain nombre d’attitudes, de pratiques, et d’institutions sont devenues intolérables aux yeux de nos concitoyens, car elles incarnent une culture de « l’irresponsabilité » qui se serait installée au sommet de l’État. Les responsables publics ne doivent pas donner le sentiment de se protéger entre eux, mais savoir assumer quand ils ont objectivement failli.

 

Les mesures

- Instaurer la règle que tout fonctionnaire allant dans le privé démissionne au bout de cinq ans.

- Faciliter l’entrée dans la fonction publique des personnes ayant une expérience dans le privé. 

- Lier l’évolution des carrières à la réussite ou à l’échec des fonctions passées. Cela suppose de généraliser des instruments de mesure des performances et de veiller à ce que les dirigeants assument leur responsabilité personnelle.

- Approfondir la culture de la responsabilité dans les services publics en généralisant la notation par les usagers et en contrepartie valoriser davantage toutes les formes de service à la collectivité.

- Instaurer des obligations de formation permanente pour tous les hauts fonctionnaires au fil de leur carrière afin de s’assurer que leurs compétences évoluent bien en fonction des missions qui leurs sont confiées.

- Renforcer les bourses au mérite et l’allocation pour la diversité dans la fonction publique.