Manuel Valls à Tournefeuille

 

Du coeur et de l'ambition à Tournefeuille

Il existe des discours qui marquent parce qu’ils portent des idées, des projets, des espoirs. Il y en a d’autres dont on se souvient parce qu’ils ont été dits avec le cœur et reçus avec ferveur. Celui de Tournefeuille ce samedi 14 janvier est un savant mélange des deux qui, parions-le, restera longtemps en mémoire.

Dans une salle comble - un millier de personnes - Dominique Fouchier, maire de Tournefeuille, et Carole Delga, la présidente de la région Occitanie Pyrénées Méditerranée ont réservé un accueil chaleureux à un candidat à la primaire ayant prononcé le discours ambitieux et déterminé d’un candidat à la Présidence de la République.

« Nous voulons une France généreuse, responsable, innovante, tes propositions sont claires, tu es l'homme d'Etat dont la France a besoin ! » C. Delga

Pour Manuel Valls, le choix de Tournefeuille et de la Haute-Garonne était symbolique. Commune socialiste d’un département qui accueillit de nombreux réfugiés fuyant le franquisme, c’est une part de l’Histoire faisant écho à la sienne et la fierté de notre pays. Terre de victoire avec celle de Carole Delga en décembre 2015, quand il y a encore trop peu de femmes élues à de grandes responsabilités ainsi que l’a regretté notre candidat, pour qui l’égalité entre les femmes et les hommes est un des combats. Dans cette région de gauche militante, Manuel Valls a salué l’exercice démocratique des primaires pour rappeler que ses seuls adversaires sont la droite et son projet de purge et l’extrême droite qu’il veut empêcher d’être au second tour de l’élection présidentielle.

Pendant 1h20, Manuel Valls a donné à voir les axes forts de son programme, vers quelle République forte et quelle France juste il veut aller. D’abord l’Europe dont la réorientation est nécessaire pour protéger les peuples et qui ne peut qu’aller de pair avec le redressement de la France : sécurisation des frontières communes - faute de quoi la libre-circulation des personnes s’en trouverait à un moment remise en cause - poursuite de la lutte contre les dérives du travail détaché, pause dans l’élargissement de l’Union européenne, lutte contre le dumping fiscal, extension du plan Juncker à 1000 milliards car l’Europe doit investir toujours plus pour l’avenir.

 « Les Français savent que c'est la gauche qui a agi là où la droite a supprimé des postes et l’extrême droite refusé de voter toutes les lois contre le terrorisme »

Notre candidat a insisté sur l’importance des valeurs qui fondent le pacte Républicain : en réexpliquant ce qu’est la laïcité, car « quand il y en pour dire qu’il n’y a pas de problème avec la laïcité, je m’interroge et je m'inquiète. Nous ne pouvons pas accepter que les femmes ne soient pas acceptées dans l'espace public. La liberté de croire ou de ne pas croire, ne pas imposer ses convictions aux autres, c'est ça la laïcité. La laicïté c'est le socle fondamental de notre unité, je veux lui redonner force et vigueur en proposant une charte de la laïcité adossée à la Constitution. »

 

Liberté, égalité, fraternité, c'est cela la France, portez-là !

Le combat des valeurs, c’est aussi celui de la citoyenneté qui s'apprend : c’est le sens du  service civique obligatoire qu’il souhaite instaurer afin que les jeunes femmes et les jeunes hommes d'une même classe d'âge, cassant les barrières sociales, puissent agir ensemble pour la collectivité. Enfin, la République c’est aussi une langue en commun, que chacun doit pouvoir maitriser c’est pourquoi il a fait part de sa volonté de faire de l’illettrisme une grande cause nationale.

Ce sentiment d’appartenance à la communauté nationale n’est pas étranger à la lutte contre les fractures territoriales, axe fort du projet de Manuel Valls. Il a rappelé que, malgré le travail accompli pendant ce quinquennat, perdure ce malaise profond qu’il y a dans nos territoires périurbains, ruraux, dans nos quartiers, face à l’isolement, à l’enclavement C’est pourquoi il propose que les services publics soient renforcés là où ils sont indispensables : dans la lutte contre les déserts médicaux en développant les maisons de santé, en soutenant l’hôpital public, en supprimant le numerus clausus, en renforçant les transports, où encore en s’appuyant notamment sur le numérique dans les zones rurales pour créer animation et activité économique. Pour cela il a reconnu que l’Etat avait une responsabilité mais a surtout déclaré que « les collectivités territoriales ont leur rôle à jouer et je leur fais confiance. On peut vouloir un Etat fort sans être jacobin ».

« Merci aux fonctionnaires qui assurent les services publics et inventent demain. »

Lutter contre le sentiment d’abandon, c’est enfin bien évidemment lutter contre le chômage et la précarité en redonnant à chacun les moyens de reprendre son destin en main. C’est encourager l’esprit d’entreprise, tous ceux qui veulent se lancer, avec un prêt de l’Etat à taux zéro sans remboursement les premières années. C’est agir pour que les PME puissent trouver des financements pour investir, grandir et créer de l’emploi. C’est continuer à soutenir la compétitivité, et créer les conditions de la stabilité fiscale et toujours plus d'innovation

« Je veux une société qui créé du travail et le rémunère. C'est un débat dans cette primaire. »

Lutter contre la précarité, c’est aussi redonner à chacun sa dignité : le revenu décent, permettra de donner de la lisibilité aux aides sociales qui doivent être plus accessibles. C’est enfin bâtir un système équitable avec les mêmes droits et les mêmes devoirs entre tous les travailleurs, qu’ils soient salariés ou indépendants. 

Enfin, porté par une salle conquise Manuel Valls a affirmé être candidat pour gagner l’élection présidentielle et faire gagner, « une gauche imaginative, moderne, qui regarde l'avenir », « pour dire où ne pouvons aller, pas pour promettre l'impossible ».

« Je veux rassembler la gauche, et je veux rassembler les Français parce que le pays a besoin d’unité, de rassemblement. (…) Nous pouvons gagner, j’y crois de toutes mes forces. »

 

 

MV-Alfortville

Le 26 janvier, et pour sa dernière réunion publique avant le deuxième tour des Primaires citoyennes ce dimanche 29 janvier, Manuel Valls était à Alfortville pour y rencontrer les français et leur présenter son projet. Une soirée mémorable, marquée par les mots et portée par les idées. 

MV-4e-debat

Un débat consistant et de bonne tenue a permis de distinguer avec précision les différences qui marquent les programmes des deux candidats en lice. Travail, laïcité, sécurité… Manuel Valls a exposé avec conviction sa vision de notre société, en conjuguant le cœur et la raison.